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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Ecologie des Forêts Méditerranéennes

Unité de Recherches Ecologie des Forêts Méditerranéennes

Probabilité accrue de grands incendies provoqués par les vagues de chaleur dans le bassin méditerranéen

Incendie de forêt dans le massif de l’Estérel durant l’été 2003 qui ont brûlé plus de 18 000 ha dans le Var (83) lors de la canicule estivale. La fréquence des évènements climatiques associés à ces feux extrêmes est prévue pour être multipliée par 6 dans le sud de la France d’ici la fin du siècle (20171-2100, Ruffault et al. 2020). Source photo : SDIS83
© SDIS83
La fréquence des incendies extrêmes pourrait augmenter sur l’ensemble du bassin méditerranéen dans les décennies à venir.

Résumé

Les feux forêts de forte intensité, difficilement maîtrisables par les services de lutte, sont une menace grandissante pour les écosystèmes et sociétés à travers le monde, notamment sur le pourtour méditerranéen. Identifier les conditions climatiques propices à ces incendies, et quantifier l’évolution future de ces conditions avec le changement climatique, constituent donc des enjeux majeurs pour accroître la résilience des territoires. En analysant plus de 10 000 feux sur le bassin méditerranéen, les auteurs d’une étude publiée en 2020 dans la revue Scientific Report (Ruffault et al. 2020, 10.1038/s41598-020-70069-z) ont mis en évidence que ce type d’incendies extrêmes avait majoritairement lieu lors d’évènements climatiques associant sècheresse des sols et températures élevés, typiquement durant les vagues de chaleur estivales. Les auteurs de cette étude ont par la suite montré, à partir des résultats des modèles climatiques, que la fréquence de ces conditions devrait, d'ici la fin du siècle (2071-2100), augmenter de 14 % selon le scénario rcp4.5, et de 30 % selon le scénario rcp8.5. Leurs résultats suggèrent donc que la fréquence des incendies extrêmes pourrait augmenter sur l’ensemble du bassin méditerranéen dans les décennies à venir.

Contexte et enjeux

De nombreux grands feux catastrophiques ont été observés à travers le monde depuis les années 2000, notamment dans le bassin méditerranéen. Au Portugal par exemple, les incendies catastrophiques de 2017 ont totalisé 540 000 hectares et fait 112 victimes. En Grèce, le feu de Mati en 2018 ont fait 99 victimes. En France, l’année 2003 et les incendies de 2016 et 2017 rappellent que ce pays n’est nullement épargné. Identifier les conditions climatiques associés à ces incendies et anticiper quels seront les effets du changement climatique sur la survenue de ces évènements est un enjeu majeur afin de préparer les services de luttes et adapter les territoires à ces changements. Les auteurs d’une étude publiée en 2020 dans la revue Scientific Report (Ruffault et al. 2020, 10.1038/s41598-020-70069-z), ont analysé plus 10 000 feux qui ont eu lieu dans 4 pays du pourtour méditerranéen (France, Portugal Grèce et Portugal) en utilisant une méthodologie basée sur la classification des conditions climatiques associés à chaque incendie (Ruffault et al. 2016).

Résultats

Les résultats de cette étude montrent que, plus que le vent, c’est la combinaison d’une sècheresse importante des sols et de températures élevées qui est à l’origine de la majorité des grands incendies sur le bassin Méditerranéen. Ce type de conditions est typiquement observé lors de vagues de chaleur estivales. A partir de l’analyse des résultats des modèles climatiques, les auteurs de cette même étude ont également mis en évidence que la fréquence de ce type devrait significativement augmenter, et ceci sur l’ensemble du bassin méditerranéen. Ainsi en moyenne, une hausse de 14% est projetée d'ici la fin du siècle (2071-2100) selon le scénario rcp4.5 et de 30 % selon le scénario rcp8.5.

Perspectives : Ces résultats suggèrent que la fréquence des grands incendies de forêt pourrait fortement augmenter sur l’ensemble du bassin méditerranéen du fait de l’augmentation des températures et de son rôle sur le dessèchement de la végétation. Toutefois, la quantification précise de la future activité des feux de forêt reste un défi important car celle-ci est influencée par de nombreux autres facteurs non purement climatiques, tels que biophysiques ou humains. Des études sont en cours afin de mieux intégrer ces paramètres dans les estimations du risque incendie en France et plus généralement en Europe et sur le bassin Méditerranéen.

Valorisation : Ces travaux contribuent à porter des messages d'alerte fondés sur la science concernant le risque accru liés aux incendies catastrophiques à l'horizon de la fin du siècle sur le territoire métropolitain. De tels messages ont été diffusés en 2020 par les chercheurs de l'URFM au travers de media plus accessibles aux décideurs et au grand public. Il s'agit de publications de transfert comme Les Annales des Mines, de réponses aux sollicitations des médias ou du fil tweeter du premier auteur.

Perspectives

Ces résultats suggèrent que la fréquence des grands incendies de forêt pourrait fortement augmenter sur l’ensemble du bassin méditerranéen du fait de l’augmentation des températures et de son rôle sur le dessèchement de la végétation. Toutefois, la quantification précise de la future activité des feux de forêt reste un défi important car celle-ci est influencée par de nombreux autres facteurs non purement climatiques, tels que biophysiques ou humains. Des études sont en cours afin de mieux intégrer ces paramètres dans les estimations du risque incendie en France et plus généralement en Europe et sur le bassin Méditerranéen.

Incendie de forêt dans le massif de l’Estérel

Incendie de forêt dans le massif de l’Estérel durant l’été 2003 qui ont brûlé plus de 18 000 ha dans le Var (83) lors de la canicule estivale. La fréquence des évènements climatiques associés à ces feux extrêmes est prévue pour être multipliée par 6 dans le sud de la France d’ici la fin du siècle (20171-2100, Ruffault et al. 2020). Source photo : SDIS83.